Présidentielles 2027 : Pour Que Vivent Nos Langues interpelle les candidats et candidates pour un changement de cadre législatif

Ce samedi 26 septembre une délégation de l’association Pour Que Vivent Nos Langues s’est rendue à Villers-Cotterêts pour annoncer son intention d’interpeller les candidat.es à la Présidentielle de 2027, afin de leur demander de se positionner sur l’évolution du cadre législatif
régissant les langues « régionales ».

L’association a précisé qu’elle avait choisi la Cité internationale de la langue française de Villers-Cotterêts pour son annonce car c’est dans cette commune que François Ier signait, en 1539, l’ordonnance imposant l’usage du français dans tous les actes juridiques et administratifs à la place du latin. Elle a précisé que cette ordonnance est toujours vigueur pratiquement 500 ans plus tard et qu’elle continue d’être utilisée par des juges dans les tribunaux pour aller à l’encontre du développement des langues qu’elle défend.

L’annonce a été faite le 26 septembre car cette date correspond à la Journée des langues européennes, organisée par le Conseil de l’Europe, et qui a entre autres objectifs :

  • la promotion du patrimoine linguistique et de la diversité culturelle de l’Europe ;
  • la sensibilisation du public à l’importance de l’apprentissage des langues, à la diversification des langues apprises afin de favoriser le plurilinguisme, à la compréhension interculturelle et à une pleine participation à la citoyenneté démocratique en Europe.

L’interpellation de Pour Que Vivent Nos Langues portera sur la modification de l’article 2 de la Constitution et l’adoption d’une loi linguistique globale.
Selon l’association, la modification de l’article 2 permettrait de lever une grande partie des obstacles rencontrés par les langues « régionales », cet article étant systématiquement utilisé par les tribunaux, notamment pour invalider les délibérations de Collectivités territoriales visant à accroître leur visibilité, leur usage et leur transmission.
Quant à l’adoption d’une loi linguistique globale, elle permettrait de commencer à poser un cadre législatif large pour enclencher une véritable politique de revitalisation de ces langues, notamment en les sécurisant juridiquement.

Pour Que Vivent Nos Langues rendra bientôt publics les deux documents qui constitueront la base de son interpellation.
Concernant la méthodologie d’interpellation, Pour Que Vivent Nos Langues privilégiera les rencontres directes avec les candidat.es, les entretiens en face-à-face étant plus propices à une meilleure sensibilisation sur l’état critique des langues « régionales » (toutes sont, selon l’Unesco, sérieusement en danger) et sur les mesures à prendre le plus rapidement possible pour enrayer leur déclin.
Pour Que Vivent Nos Langues espère recueillir le plus grand nombre de réponses possible, ce qui permettra d’éclairer les électrices et les électeurs sur les intentions des candidat.es, et d’assurer la présence du sujet des langues « régionales » dans la campagne électorale, trop souvent oubliées dans le débat public.


Dans sa prochaine communication, l’association présentera donc ces documents ainsi que le calendrier envisagé pour la période d’interpellation, le recueil des réponses et leur restitution publique.

Villers-Cotterêts, le 26 septembre 2026