Appel de Pour que vivent nos langues à cosigner la proposition de loi constitutionnelle relative à l’usage, la protection et la promotion des langues régionales

Ce mardi 6 octobre, les députés basque Peio Dufau et breton Paul Molac, respectivement députés des Pyrénées-Atlantiques et du Morbihan, ont annoncé avoir déposé une proposition de loi constitutionnelle (PPL n° 3216) visant à garantir l’usage, la protection et la promotion des langues régionales au sein de la République. Ils proposent de modifier l’article 2 de la Constitution qui affirme que “la langue de la République est le français”.

L’association Pour que vivent nos langues, qui fédère des dizaines d’associations de défense des langues dites “régionales”, salue cette initiative et se réjouit qu’enfin des parlementaires se saisissent de la question de l’article 2, ce dernier étant systématiquement utilisé par les Préfets et dans les arrêtés des tribunaux pour, par une lecture restrictive, entraver toute mesure ayant pour but d’octroyer plus de visibilité et de permettre une plus grande utilisation de nos langues dans la vie publique.

Pour que vivent nos langues se félicite d’autant plus que cette annonce intervient deux semaines après sa conférence de presse donnée à Villers-Cotterêts, lors de laquelle elle a annoncé son intention d’interpeller les candidat.es à l’élection présidentielle de 2027 afin qu’elles et ils se positionnent sur la modification de cet article et sur l’adoption d’une loi linguistique.

Par le présent communiqué, Pour que vivent nos langues appelle les député.es attaché.es aux langues régionales, qui, rappelons-le, sont inscrites dans la Constitution comme “appartenant au patrimoine de la France” (article 75-1), à cosigner cette proposition de loi constitutionnelle afin qu’elle soit examinée en séance et, espérons-le, adoptée par l’Assemblée nationale. Il en va de la revitalisation de nos langues qui, comme le souligne l’Unesco, sont toujours classées en danger de disparition.

Bayonne, le 7 octobre 2026